Carnet de voyage Sandra Fins
Le périple touche bientôt à sa fin et c’est la première fois, depuis que j’ai commencé à voyager (a long time ago, in a galaxy far, far away… t’as la réf ?), que je n’ai pas envie de rentrer. Pourtant, tous ceux que j’aime me manquent mais le fait de quitter ce pays éveille un énorme sentiment de nostalgie.
La Corée, c’est un pays hors du commun. Une population avec une histoire lourde (nombreuses invasions, guerres, famines) qui jongle en permanence entre tradition et modernisme. C’est ce qui m’a sans doute le plus surpris, toutes ces contradictions qui font que j’ai adoré ce peuple et son pays. Pour cette dernière publication, j’aimerais vous parler de deux personnes que nous avons retrouvées ces derniers jours. Haekyoung, dont je vous ai déjà parlé, et Yuna, la nièce de mon amie Myung-Eun.
Haekyoung c’est notre pépite de Séoul. Une rencontre fortuite qui, à quelques minutes près, n’aurait jamais eu lieu. Rappelez-vous, nous nous sommes connues sur les murailles de Séoul. Haekyoung est une travel writer parfaitement bilingue (Coréen, Anglais).
Nous avons passé la journée du 13 juin en sa compagnie et franchement, merci à l’univers de nous avoir mises en relation 😉. Nous l’avons retrouvée en fin de matinée, à son cours de dessin (car Haekyoung c’est une intellectuelle, artiste, curieuse de tout). Sympa car nous avons brièvement échangé avec quelques-uns de ses collègues et sa prof nous a donné deux reproductions d’une de ses aquarelles.
Nous sommes allées déjeuner dans un restaurant traditionnel coréen et je me suis explosé le bide, dixit Nina. De ces restaurants ou tu te déchausses à l’entrée et où l’on te serre du riz cuit dans une feuille de lotus, une soupe au tofu, une omelette (cuite à la vapeur, je crois) et plein de petits accompagnements délicieux. C’était vraiment bon et je ne vous parle pas de l’ambiance très « coréenne ». Nina et moi avons adoré.
Nous avons, ensuite, pris un dessert dans un autre hanok (maisons traditionnelles) où nous avons finalement pu goûter le Bingsu, la typical ice cream (glace pilée avec des haricots rouges en garniture) avec une boisson à base de grains, du Sikhye, je crois. Un délice pour les papilles !
Pour digérer, nous avons entrepris la visite de la « Blue House » (maison bleue) ou si vous préférez l’Elysée de Séoul. Le président et sa femme n’y résident pas (ce qui a beaucoup choqué les Coréens) et de ce fait l’endroit est ouvert au public (et c’est GRATUIT !). J’ai été surprise par la simplicité des lieux. Je m’attendais à quelque chose de luxueux et grandiose. Bien sûr, c’est beau (tout est en bois à l’intérieur des bâtiments) mais pas ostentatoire. Les jardins sont dans la même « vibe ». On dirait que l’on a laissé la nature choisir et que les constructions se sont, en fait, adaptées à elle. Le plus fabuleux c’est que la « Blue House » est contre une montagne. L’endroit est magique, comme si l’on était sorti de Séoul.
Nous sommes ensuite allées visiter une bibliothèque sur le flanc de la montagne Inwangsan. La bibliothèque n’avait rien de particulier en soi mais l’atmosphère et le panorama valaient à eux seuls la visite. Les Coréens ont ce génie de concilier la « civilisation » avec l’environnement naturel. De là, nous avons rejoins un observatoire avec une vue incroyable sur Séoul. Le silence de la nature avec les lumières et l’agitation de Séoul, tout en bas. Wouah !
Nous avons terminé cette fabuleuse journée par un passage sur l’un des lieux du tournage du film Parasite avec le regretté Lee Sun Kyun et un dernier arrêt un peu plus zen dans l’un des streams de Séoul (petites rivières qui traversent la ville, aménagées en promenades). Merci chère Haekyoung de nous avoir permis de découvrir autant de choses et surtout, surtout, pour ta gentillesse, ton humour, ton écoute, ta culture, tes sourires et le temps que tu nous a accordé. On t’attend à Bordeaux 😊.
Le lendemain, nous avons retrouvé Yuna, qui est un peu comme de la famille puisqu’elle est la nièce d’une de mes amies de longue date. Yuna est étudiante et nous avons passé une journée en mode chill et insouciance. On a marché, bu, mangé et bien rigolé. Bien sûr, cette rencontre s’est conclue par un passage obligatoire dans un photo booth où j’ai retrouvé, l’espace d’un instant, mes vingt ans (car « hier encore, j’avais vingt ans, je caressais le temps, et jouais de la vie »).
Avec Yuna, nous avons pas mal parlé de la jeunesse Coréenne, de ses attentes, son mode de vie et de ses rêves. Yuna est une jeune femme optimiste, timide et joyeuse et de ce fait elle nous a dépeint la société de façon assez positive… mais je pense que la réalité est plus difficile.
J’espère vous avoir donné envie de visiter ce merveilleux pays (même si vous n’êtes pas, comme je le suis, fans de K-dramas) et son peuple. Dépaysement et émerveillement assurés. Je vais, quant à moi, profiter de la dernière journée.
I love “Séoul, my soul” ! (je n’invente rien, c’est la marque de la capitale).
Ça y est. Je me lance. Ça fait quelques années que l’idée d’écrire et de partager mon rêve tourne en boucle dans ma tête. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? J’ai 50 ans. Beaucoup de regrets déjà. Trop...
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